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Bienvenue dans mon site qui, s'appuyant sur l'histoire et les particularités d'Angely, n'en est pas moins le recueil de mes impressions personnelles. Une vision qui ne se prétend à aucun moment scientifique, mais plutôt simplement , le temps ne conservant que les traits de lumière les plus vifs, la restitution subjective de souvenirs qui s'éloignent. Les faits historiques s'appuient sur des archives, documents et textes existant, mais aussi, sur une interprétation qui sera systématiquement rectifiée en cas de nouvelles données.
ANGELY, localité de 140 habitants située sur le bord du serein, à 213m d'altitude, entre Montréal et Lisle sur serein.
Aux confins du département de l'yonne (89) à quelques kms de la Nièvre (58) de la Côte-d'Or (21) et de l'Aube(10), caché dans les collines de l'Auxois, replis calcaires sous la crête des grands plateaux de Terre-Plaine (côte de Pancy), zone de transition, de contact avec les rudes crevasses granitiques du Morvan. Angely se situe à 14 kms d'Avallon, 4 kms de Montréal et 4 kms de l'Isle-sur-Serein. Sur la rive gauche du serein, Angely en ferme une des boucles les plus prononcées. Avec une vue panoramique sur Montréal, Blacy, Thisy, Pancy, Ste-Colombe. Angely demeure un poste clé d'observation, un relais entre Montréal et l'Isle-sur-Serein ( passage de gué ). Longtemps à la lisière de la Champagne, malgré son ancrage en bourgogne, le village (où plutôt les quelques foyers le composant jusqu'à la révolution industrielle ) a, tour à tour été rattaché à Montréal en Auxois sous l'ancien régime et à l'Isle-sous-Montréal devenu l'Isle-sur-Serein après la révolution française. Dans une région d'élevage depuis toujours, Angely comme toutes les communes environnantes, connaît une profonde mutation par la modernisation forçée liée aux nouvelles normes européennes en matière d'élevage et de culture.
Angely, aujourd'hui petit village Bourguignon de 140 âmes en avait 180 dans les années 1960 mais on ne comptait que 2 feux en 1430. ( voir plus loin ). Il faut néanmoins se garder de déductions trop hâtives car à la même date, Blacy, stratégiquement plus important ne comptait que 6 feux. Les guerres alliées aux épidémies et à la cupidité des nobles ont laminé sans relâche à travers l'histoire ces contrées ( comme d'autres d'ailleurs ).
Angely a deux hameaux, Pancy et Buisson. Pancy fut jusqu'à la révolution un sous-fief relativement indépendant et Buisson se situait sur le domaine de l'Isle sur Serein.
Deux lieux-dits, Marzy et Chouard. Marzy fut longtemps moulin banal dépendant de la chatellenie de l'Isle sous Montréal et connu pour sa fabrique de ciment romain. De même, Chouard ne doit son existence qu'à sa cimenterie et à l'ère industrielle du 19ème siècle. La situation administrative actuelle d'Angely est donc postérieure à la révolution et à l'empire.
historique et legendes du pays d'angely:
Le village d'Angely lui-même est peu
souvent présent dans les textes traitant de la région, durant les premiers
siècles de notre ère. Une vieille légende orale, encore vivante aujourd'hui,
laisserait penser qu'Angely fut le lieu où s'éleva le premier château de
Montroyal (Montréal),(Mons Régalis),après la romanisation de la région ( bien
qu'une autre légende parle de la Boucherasse pour le-dit château ). Le premier
château de Montroyal daterait du 5ème siècle (414), construit par "GUNDIOCH,
premier roi Burgonde, après qu'il se soit emparé de tout le pays.
Battu par "AETIUS "(chef romain), celui-ci magnanime laisse "GUNDIOCH" jouir de
ses précédentes conquêtes. Les terres d'Angely à cette époque se
confondaient avec celles de Montroyal. "GUNDIOCH" mort en 453, après avoir lutté
contre ATTILA roi des Huns,avait régné pendant 39 années. Il ne laisse aucune
trace tangible sur la situation de ce château. On peut dire qu'il se trouvait à
la "Porterie" de la basse-cour appelée "BELOT". Sans doute a-t'il
servi à construire quelque grange ou maison de la région, ou bien
celui-ci n'était-il constitué que de bois comme nombre de premières résidences
royales.
Les normands seraient tenus pour responsables de sa destruction, mais ceux-ci
inspiraient tant de craintes et de frayeurs aux habitants de la région, que les
chrétiens, à chaque office avant le 10ème siècle, et en prières publiques,
chantaient l'invocation "A furore Nortmannorum libera nos, Domine!"
( de la fureur des normands, délivrez-nous, Seigneur! ). Cette terreur a tant
imprégné les esprits que l'invocation perdura, alors que les Normands ayant
obtenu la "NEUSTRIE" (Normandie) étaient devenus chrétiens.
De toute cette période, c'est à dire de "GUNDIOCH" à "ANSERIC 1er, ne reste que l'histoire voire la légende de la chaussée attribuée à la reine "BRUNEHAUT", de huit cents toises, pavée, ornée de quatorze ponts sur le Serein et les ruisseaux y affluant. La situation d'Angely n'est alors évoquée que comme un lieu-dit, concernant un château hypothétique. On peut néanmoins connaître l'histoire d'Angely à travers l'histoire croisée de Montréal en Auxois et de l'Isle sous Montréal.
Mais remontons encore le temps!