ECHANGES  DE  BONS  PROCEDES  ENTRE  LES SEIGNEURS  ET L EGLISE AU XIII Eme SIECLE

                                                                                                                                                                              

                    

 

                                                                                                        ANSERIC, qui a signé les lettres d'affranchissement de Montréal fit aussi, pour le repos des âmes de son père et de sa mère, ainsi que de celles de ses prédécesseurs et de ses successeurs, il approuve, cède et confirme pour lui et ses héritiers présents et futurs, à perpétuité, à l'église de la bienheureuse vierge Marie de Vausse et aux frères y servant dieu, tout ce que son père leur a déjà donné et concédé, savoir:                                                         

    1°:  la maison de Vausse avec son plait, dans toute sa largeur et toute son étendue, avec pouvoir de l'entourer d'une clôture et de le mettre en culture s'ils le jugent à propos, sans cependant y pouvoir construire de forteresse avant de lui en avoir auparavant demandé la permission;                                                                                                                                

    2° : Une grange désignée sous le nom de Grange-des-ranneaux, avec ses dépendances et tout le champ qui se trouvait derrière cette grange, franc et libre de toutes tierces et coutumes;   

    3° : Trois muids de froment et deux d'avoine à prendre chaque année sur la dîme de sieur André;                                            

    4° :  Quatre setiers de blé par moitié froment et avoine, à la mesure de Montréal, que G. de Cisery leur avait aussi concédés, avec autant de foin que huit boeufs en pourraient emmener sur leurs chariots;

    5° :  Deux setiers d'avoine que G. de Trevilly leur avait aussi donné, et qu'ils devaient prendre sur les coutumes d'illec;

    6° :  Deux bichets de blé que G., vicomte d'Avallon, seigneur de la Boucherasse, leur avait aussi donné et qu'ils devaient prendre sur la terre qu'il y possédait;

    7° :  Six soitures de pré, situées près de Cherisy, qui leur avaient données par je ne sais qui;

    8° :  Trois autres soitures de pré, finage de Monthelon, qu'un certain Renaud de Cherisy leur avaient aussi données de concert avec ses deux fils, Hugues et Jean, à titre d'aumône perpétuelle, sur lesquelles ils étaient tenus de payer annuellement 18 deniers le jour de la Saint-Jean d'été;

    9° :  Les deux parts des dîmes de Marmeaux, tant grosses que petites.

    Ces dons relatés et confirmés, ANSERIC leur donne pour sa part droit d'usage en sa forêt de Vausse, avec droit de pâture tant dans cette forêt que dans celle de Châtelgirard, sans exiger d'eux aucun droit de passage ou de paisson, ni les astreindre à aucune servitude, et pouvoir d'acheter, tant dans sa terre que dans ses fiefs et arrière-fiefs, jusqu'à deux cents livres de terre, à charge par eux de lui en payer annuellement et à perpétuité, soit à lui, soit à ses héritiers ou ayants cause, cinq livres de cire le jour de la Saint-Remi.

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